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 Beauté - Douce chirurgie esthétique

Si la chirurgie esthétique dite « lourde » prend des rides, l’« esthétique médicale » qui se caractérise par des actes plus légers, affiche une belle croissance et de belles prévisions. Lumière sur un nouveau marché qui fonctionne.

« Désormais, 80 % de nos actes sont d’ordre médical, et seulement 20 % restent chirurgicaux. C’est une évolution considérable », témoigne Benjamin Asher, chirurgien plasticien et directeur scientifique des congrès Imcas (International Master Course on Aging Skin), dédiés aux dermatologues et chirurgiens plasticiens. L’année 2007 a été marquée par une belle hausse du marché de l’esthétique médicale. Avec 4,23 milliards d’euros, il a triplé en Europe, selon l’Imcas. Alors effet Nip/Tuck ? Banalisation des actes médicaux ? Influence des personnalités ? « Il y a de ça. Mais d’un point de vue sociologique c’est surtout la démocratisation qui a aidé. Les classes populaires sont les plus grandes consommatrices d’actes esthétiques médicaux. Ce n’est plus réservé à une élite », analyse Benjamin Asher.

Lifting des mentalités

Dans l’inconscient collectif, l’esthétique médicale est facile et rapide d’accès comme une crème, mais elle conserve l’aspect efficace qu’inspire le secteur médical. L’apparition de nouvelles techniques comme le laser, ou encore les produits injectables, a largement contribué à l’évolution des mentalités. « Ça a complètement changé la donne, la clientèle veut un acte rapide et l’immobilisation la plus courte possible.

Les nouvelles techniques répondent parfaitement à la nouvelle demande », explique un chirurgien plasticien. Prévisions affichées d’ici trois ans pour le marché de l’esthétique médicale : + 16 % par an. Opération réussie.


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